La loi de Murphy

Sortie le 4 novembre 2009
Long-métrage français
Genre : Comédie, Policier
Réalisation : Christophe Campos
Scénario : Christophe Campos et Mabrouk el Mechri
Avec entre autres : Pio Marmai, Karim Belkhadra, Omar Sy…
Durée : 1h34min
Dans 5 heures, Elias, jeune brancardier dans un hôpital parisien, verra s’achever sa période de liberté conditionnelle. Manque de chance, une tripotée d’énergumènes et d’embrouilles viennent semer la zizanie dans la vie du héros. La faute à la loi de Murphy, celle qui fait tomber la tartine de confiture du mauvais côté.
La loi de Murphy était situé dans le bas de la liste des films que je souhaitais aller voir cette semaine.
Pourtant, ce dimanche soir, je me suis laissé tenter. Bien m’en a pris.
Utilisant la dite loi comme prétexte, le film s’offre un scénario et une galerie de personnages complètement déjantés, parmi lesquels on compte une infirmière fan de Chuck Norris, des policiers obsédés par leur coiffure ou encore un malfrat se découvrant une passion pour l’obstétrique. Chacun vient successivement jouer un rôle dans l’engrenage infernal d’une façon plus ou moins inattendue, de sorte que je finirais presque par me croire dans la trilogie des Ocean’s.
Les acteurs sont bons et à la mesure de leurs personnages. Fred Testot interprète près d’une demi-douzaine de rôles à l’aide de différentes prothèses nasales et son compagnon du petit écran, Omar Sy, me fait bien marrer en vilain-gentil un peu bête sur les bords. Seul le héros, balloté par les évènements, finirait presque par me paraitre terne, s’il n’était pas pris d’un petit coup de nerfs de temps à autre.
La réalisation n’est pas en reste. Christophe Campos lui donne tout le nerveux nécessaire et quelques petits effets sympathiques (dont une émission de télé qui constitue un peu le fil rouge du film) ne gâchent rien.
Je reprocherais cependant à La loi de Murphy une fin un peu gentillette ainsi qu’un Jonathan Lambert un peu trop « Jonathan Lambert » dans ses brèves apparitions. Le peu de temps dont il dispose à l’écran ne lui permet pas de donner une vraie personnalité à son personnage afin d’exprimer tout son talent et sa folie.
Drôle, nerveux, improbable et déjanté, La loi de Murphy ne plaira pas à tout le monde. Mais je vous le recommande vivement si vous désirez passer une heure-et-demi de rigolade.
C’est l’un des films que j’ai pris le plus de plaisir à regarder dernièrement et je n’aurais qu’une chose à ajouter : Nickel !
Quand ça commence comme ça…
Ça y est.
Ça fait un sacré bout de temps que je me tâte, que je m’apprête à me lancer puis me ravise aussitôt.
Maintenant, c’est fait.
Un blog sur le cinéma. MON blog sur le cinéma.
Mais bon, déjà, ça commence mal. Au moment de remplir les petites cases pour créer le bazar, ça coince au niveau du nom de domaine. Mon premier choix, monavis.wordpress.com est déjà utilisé par un énergumène qui a publié trois articles de quatre lignes et qui ne met plus rien à jour depuis juillet 2009. Pour “moncinema”, c’est pareil mais en pire, on ne peut même plus parler d’articles à ce niveau là. Le troisième essai est le bon. Se sera donc “matoile”. Merde, du coup ça foire l’effet avec mon beau slogan “c’est mon avis (de sortie)”. Tant pis.
Déjà à cette étape, je vous sens captivés par ce que je raconte, on va donc passer au vif du sujet si vous le voulez bien.

J’aime bien écrire. Et j’aime bien le cinéma. Du coup, écrire sur le cinéma, ça me parait être une bonne idée.
Parler des films que je vais voir, comme les critiques dans les journaux.
Mais ce que je reproche aux critiques, c’est qu’ils donnent leur avis.
Et j’ai un problème avec les avis (surtout ceux des critiques). Un avis, chacun en a un, en fonction de ses goûts, de son humeur. Le principe qui découle de ce fait, c’est que tout film est bon et mauvais à la fois. Tout dépend de la personne à qui vous demandez conseil.
Ce qui me gène dans la critique, c’est cette tendance à renier la possibilité d’un avis contraire, à acclamer ou conspuer un film en fonction de ce que l’on en a pensé. On finit par influencer son lecteur, au point de le dissuade d’aller voir une réalisation que, LUI, aurait peut-être adorée.

Cette image n'a absolument rien de pertinent. Elle est juste là pour casser l'impression de "pavé" de mon article.
Alors sur mon blog, il y aura mon avis. Mais je le dis clairement dans le titre, c’est MON avis et il n’a rien d’empirique. Sans compter qu’il est instable et qu’il change souvent. Dans mes articles, j’emploierais beaucoup la première personne du singulier. Je m’y suis d’ailleurs forcé pour La loi de Murphy, remplaçant par des “je” les “on” que j’avais machinalement écrit. Parce que “on”, c’est estimer que son avis est celui des autres ; parce que “on”, c’est le mal (Bravo Le Reilly, j’espère que tu es content. Je me retrouve à utiliser tes expressions à la con car je n’arrive même plus à trouver d’autres formulations).
Je tâcherai toujours d’expliquer POURQUOI j’ai aimé/détesté un film et de contraster mon opinion en vous expliquant POURQUOI vous pourriez avoir un avis contraire.
Le but de tout cela, c’est me faire plaisir en écrivant, de vous faire plaisir en utilisant de belles phrases et, c’est peut-être l’essentiel, que vous ressortiez de ce blog en vous disant “Ce soir, je vais voir CE film, parce que j’y trouverai ce que j’aime”.
En passant, il y a un fort risque que les avis que je poste sur ce blog soient majoritairement positifs. Sûrement parce que j’ai plus envie de m’embêter à pondre un article pour quelque chose qui m’a plu que pour un film qui m’a barbé.
Parlons rythme de parution maintenant. Incertain est le moment qui convient parfaitement. Quatre fois par mois, trois fois par semaine, allez savoir. Il est même fort possible que ces deux articles soient les seuls que je publie. Cela dépendra sans doute de mon humeur, des films, de vous.
Mais assez bavassé. Fi de la masturbation intellectuelle, parlons cinéma.
Bonne lecture et bons films.